Tu es mort plusieurs fois, avant que ne puisse naître. (suite…)
Catégorie : X- Très peu de moi…
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Le CRDITED (entre-autres)
Je voudrais pouvoir vous parler de ma vie. Ma vie à partir de mes 31 ans. C’était un mois d’août, un mois d’août où vint la naissance d’une autre vie qui a pris la mienne.
J’ai bien essayé de la partager avec vous, cette vie. Mais lorsque la différence est trop intense, il ne sert à rien de se battre. Ce soir, je vous l’avoue, j’ai bien essayé de conserver un camp de vacances et même une éducatrice spécialisée du centre de réadaptation…mais rien n’y fait. Ce soir, je ne crois n’avoir qu’un seul regret, celui d’avoir mis au monde une enfant différente. Cette enfant ne vivra jamais heureuse dans un monde ou l’argent et l’indifférence sont à l’honneur.
Combien de mère et de père ont sacrifié leur vie pour leur enfant différent ? Mais un jour, peut-être bien, il saura pousser de l’amour dans l’ombre des solitudes. Et alors, juste alors, les hommes sauront que l’amour n’est pas qu’un rayon de soleil. L’amour n’est qu’un long chagrin d’amour.
Ce message s’adresse entre autres au CRDITED de Laval qui coupe les services aux parents, même s’ils les interpellent.
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#handicapés #21ans et plus #Amour #ministre #McCann
Je crois que la poésie existe pour crever l’écran de vos vies.
Même si vous ne comprenez rien à la rime, il restera toujours l’amour qui ne rime à rien.
Pour le reste, il y a l’amour sans rime, qui avec la tendresse, arrive parfois à s’enlacer.
Pour vivre, peut-être que ce dont on rêve, est-ce l’amour sans se lasser.
Entendez ce mot AMOUR en y croyant, déjà, ce sera plus que poétique.Il y a l’amour d’une mère pour son enfant handicapé. Cet amour-là, je le connais. Il me tue à petit feu. À petit feu, je vous dis, parce que cet amour-là, il brûle plus fort que le reste de l’humanité.
Ma fille il y a déjà un moment…juste avant de devenir une adulte qui disparaît, qui s’efface sans laisser de trace. Elle se retire tout doucement de notre monde. Notre monde qui oublie facilement les 21 ans et plus…handicapés.

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#Maintenant ! Mais quoi donc ? #livre #numérique
Mon petit livre papier est maintenant disponible au format numérique à la boutique Bouquinbec.
Il sera mis en ligne sur d’autres plateformes de téléchargement sous peu. À suivre.Peu pour tout dire
est un livre à ouvrir, ou cliquer au hasard des pages. Ce livre vous invite à la réflexion. Il vous transporte quelquefois à la rêverie. Il camoufle difficilement une certaine poésie. Il vous conduira parfois ailleurs, dans votre tête (du moins je le souhaite).J’y parle d’amour, de douleur, des saisons, du vent, du temps, de la mort et beaucoup plus encore. Voilà à quoi ressemble mon recueil de pensées, parfois philosophiques (je crois), que j’aimerais vous faire découvrir.
Je vous présente quelques extraits du livre :
« Si mon regard se pose, est-ce en silence qu’il se repose ? »
« Il y a des gens qui parlent tellement d’eux, que l’on finit par s’oublier. »
« Regarder au loin. Recueillir ce besoin de se soustraire. »
« Laisser tomber la poussière pour ensuite dessiner des cœurs sur les meubles. »
« La nuit, rêver à lui jusqu’à son matin. »
«Sentir son odeur, ouvrir toutes les fenêtres sur un souvenir.»
«Lorsque mes larmes sauront nager, j’aurai suffisamment pleuré.»
«Les aidants naturels ont des ailes et une croix sur le dos.»
«Sur ton front, une ride, signe le temps.»
«La plinthe électrique se plaint.
La toiture dégoutte.
Le temps aussi.»«Ta bouche gourmande croque la pomme.
Le ver se tord.»«Quand les bananes tombent…
Les singes font la grimace.»Je vous souhaite une agréable lecture, et surtout, si vous avez un moment, revenez-moi avec vos impressions, ou simplement me mentionner une phrase ou un segment que vous avez aimez par-dessus tout. Ça me ferait un réel plaisir.
Avec un seul mot sincère, MERCI ! (de me lire).

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Bientôt ! Mais quoi donc ? #livre
Je travaille, oui, ça m’arrive de travailler, surtout en faisant travailler les autres (même pas vrai).
Mon tout premier livre papier, sous peu, prendra le chemin d’un livre numérique. Vous n’aurez plus jamais besoin d’allumer pour me lire, juste réfléchir. Vous n’aurez plus à vous mouiller l’index pour tourner les pages. Vous pourrez sauter de la page 12 à là page 29 sans vous mordre les doigts, parce que, même la version numérique vous offrira ce luxe.
Perso, je préfère le livre qui sent le livre, je vous livre cette vérité. Mais, mon livre, même en numérique saura vous apporter une fibre, non pas optique, mais artistique, et surtout, sans artifice.
Vous aurez donc simplement à cliquer pour le commander et à penser à moi. Pour la suite on verra…
Et puis…
Si jamais ce n’est pas votre tasse de thé, vous pourrez me laisser un commentaire ici ou ailleurs et, la prochaine fois, je vous servirai peut-être un café… Décaf ?

https://bouquinbec.ca/boutique/peu-pour-tout-dire.html
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Fête des »autres » #mères
En ce jour de la fête des mères, il y a des mamans qui reçoivent de beaux mots et attentions de la part de leurs enfants.
Il y a des mamans qui se font gâter et choyer par leurs enfants.
Mais…
Il y a aussi les autres mamans.
Celles qui ont un enfant différent.
Des mamans qui s’inventent de doux souhaits,
qu’elles aimeraient entendre.Des mamans pour qui la fête des mères est à la fois,
un pur bonheur et une grande douleur.Je vais donc me souhaiter une superbe journée parce que je sais
que je suis une maman extraordinaire.
Et je vais embrasser fort ma fille, pour qu’elle puisse ressentir
tout l’amour que j’ai pour elle.
Et dans ses yeux, elle me le rend bien.

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Mois d’avril (comme un poisson dans l’eau)
Du coup, avec toutes nos inondations au Québec, le mois de l’autisme, pourrait tout aussi bien devenir, le mois nautique.
Du coup, quelques photos de ma grande et si petite fille autiste qui adore les sushis…j’vous l’dis et j’vous l’jure !
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Mon père et moi
Sur cette photo, j’avais peut-être 6 ans, peut-être un peu plus, peut-être un peu moins…je ne sais plus. Ni mon père ni ma mère ne peuvent le confirmer. J’avais peut-être encore un peu de jeunesse dans le corps. Ça, je puis le constater, j’étais encore jeune. J’ai été jeune jusqu’à l’âge de 12 ans. Et oui, à l’âge de 12 ans, je jouais encore à la poupée Barbie, c’est peu dire. Mon papa chéri, mort si jeune (45 ans), mort accidentellement, violemment. Frappé par un automobiliste alors qu’il était en moto, il demeura 4 mois dans le coma. Vous savez, j’avais 12 ans quand mon père était à l’hôpital . Lorsqu’il emprunta le chemin du paradis, j’en avais 13. Ne me demandez pas si je me souviens de ma fête, je vous parle de celle de mes 13 ans, je ne m’en souviens plus. Plus jamais je ne me souviendrai…
J’étais bien jeune pour te perdre papa, je commençais à peine à être une ado détestable. Il est tellement dommage que nous n’ayons pu nous disputer. Parce que tu sais, aujourd’hui, je cherche uniquement tout cet amour que tu aurais pu me donner et qui m’a toujours manqué, terriblement.
Je t’aime papa et bientôt, je viendrai te le dire là ou tu es, là-haut tout près de maman.
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Ave dolce Maria
J’avais écrit ce petit texte pour une compagne de travail, il y a de cela un bon moment… J’avoue ne pas avoir oublié, cette compagne de travail…mais surtout pas son tiroir débordant de trésors. 🙂
Ave Maria
Seulement pour toi
Je chanterai sur les toits
Ave Maria.La compagne de travail idéale
Au coeur gros comme le Mont-Royal
Au tiroir plein à déborder
De gâteries pour nous choyer.Elle est toujours aux petits soins
Nous ne manquons jamais de rien
Que cela soit de petits raisins
Ou d’un peu de soutien.Maria ! Avec toi Maria
Je suis à la fois sérieuse
Mais surtout ricaneuse
Maria ! Ave Maria.Ave douce Maria
Tendresse et sensibilité
Ne cherchant jamais à attaquer
Ave Dolce Maria.Je transporterais l’Italie
À l’intérieur de mon pays
S’ils sont tous comme toi là-bas
Ave Dolce Maria…Soupir (c) (2001)
Ma photo pas rapport mais qui contient, j’crois, un peu de poésie.

